Quoiqu’il en soit, et loin des préoccupations politiques, le Népal reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Avec un salaire mensuel moyen de 30 dollards, la majorité des gens sont plus occupés à survivre qu’à s’intéresser à la politique. Et lorsque l’on demande aux népalais leur avis sur leur roi, on ressent une gêne dans leur réponse ambigüe.
Ainsi, lorsque l’on se promène dans les rues de Kathmandou ou autres villes touristiques nous, européens, sommes assailli de demandes. Les vendeurs veulent vendre leurs marchandises, les enfants demandent des bonbons ou des stylos, les adolescents demandent des dictionnaires anglais/népali et les parents demandent du lait en poudre pour leurs bébés... difficile de satisfaire tout le monde.
A l'inverse, dans les campagnes, les gens sont trop occupés dans les champs et n’ont guère le temps de demander quoi que ce soit.
Mais que ce soit en ville ou à la campagne, les commerçants passent leurs journées à attendre d’éventuels clients. Ennui ou sieste pour certains, le temps passe lentement et paisiblement au son des klaxons, des piaillements d’oiseaux ou des jeux d’enfants lorsque ceci ne travaillent pas aussi.
Ce qui peut être plus choquant, c’est que généralement les hommes s’occupent en jouant aux cartes ou aux pions alors que les femmes cultivent, lavent, ou allaitent. Au Népal, les femmes ne sont pas encore les égales des hommes. Et lorsque l’une d’entre elles est battue, elle a certes le droit de divorcer pour échapper à sa torture mais sa vie n’est plus la même. En effet, la femme divorcée se retrouve souvent dévalorisée aux yeux de la société. Heureusement, au Népal, la famille n’est pas un vain mot mais plutôt un noyau solide. Ainsi, famille ou meilleur ami, tout n’est qu’un et il est parfois difficile de savoir qui est le cousin de qui, qui est la soeur de quel autre et qui est la mère duquel...
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