Comme je l'ai déjà dit précédemment, les népalais sont un peuple extrêmement gentil et accueillant, sans doute grâce à leur culture hindou et bouddhiste pacifiste. Cependant, même s'il est agréable d'être arrêté et apostrophé les premiers moments, il devient vite fatigant d'entendre et de répondre aux mêmes questions. Cela devient encore plus fatigant lorsqu'il s'agit, en fin de compte, de réclamations d'argent, de bonbons ou autres. Bien sûr, il est évident que ces gens sont dans le besoin et qu'ils voient en nous une sorte d'opportunité. Je le comprends tout à fait. Mais reste qu'il est très fatigant et lassant de se sentir "vache à lait". Sans compter qu'il est humainement impossible d'aider tout le monde. Ainsi, après un début humaniste et altruiste, on devient généralement plus méfiant et égoïste.
Outre les gens, ce que j'ai beaucoup aimé au Népal, et ce qui rend le pays si agréable et si différent des pays européens, ce sont les couleurs et les senteurs. Rien n'est pâle, tout éclate! Les sens sont mis au travail et ne chôment pas. C'est là que l'on se rend compte à quel point on ne les utilise que très peu dans nos pays "civilisés".
L'ouïe aussi est utilisée. Et pas qu'un peu. Les rues sont très bruyantes au Népal. Au début, c'est difficile, mais on s'y habitue très vite. Les voitures, les motos et les bus, nombreux dans les rues de Kathmandou, klaxonnent à tout va. Sans mentir, chaque véhicule doit klaxonner toute les 5 à 10 secondes pour se faire remarquer. C'est le chaos le plus total (et pourtant, peu d'accidents) et la signalisation sonore est indispensable.
En plus de tout cela, les rues sont poussièreuses. La pollution n'est pas un vain mot là-bas. Au bout de deux semaines, les poumons en prennent un sacré coup et une toux chronique apparaît subitement et quand on se mouche c'est plutôt marron... C'est pour cela que beaucoup de gens portent un masque. De même, les rivières aux abords des villes sont plus que nauséabondes. Seuls les cochons s'en approchent. Et lorsque vous passez sur un pont, mieux vaut retenir sa respiration!
Mais peu importe tout cela finalement. Il est très agréable de se promener dans les rues, surtout à Baktapur (une ville splendide), et de remarquer des véhicules inconnus jusqu'alors, de voir des tenues vestimentaires colorées, d'assister à des scènes de vies quotidiennes (voir la galerie correspondante) impensables en Europe. Car au Népal, et c'est ce qui fait aussi son charme, la vie se déroule dans la rue, devant tout le monde et non à huis-clos.
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